Rôle de l’ODEADOM

Dans le cadre de la Réforme générale des politiques publiques (RGPP), il a été décidé d’opérer une nouvelle phase de regroupement des offices agricoles en créant, le 1er avril 2009, d’une part, l’Agence de services et de paiement (ASP – fusion de l’AUP et du CNASEA), chargée notamment de verser les aides de masse relevant de la Politique agricole commune (1er et 2ème pilier) et d’autre part, l'Etablissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer), pour le suivi des filières agricoles métropolitaines (fusion des offices agricoles à l’exception de l’ODEADOM). Dans ce contexte, le code rural modifié institue l’Office de Développement de l'Economie Agricole D'Outre-Mer, établissement public administratif dédié à l'accompagnement du monde agricole ultramarin dans son développement durable, en étroite concertation avec les professionnels.

L'ODEADOM est au service des collectivités françaises d'outre-mer, caractérisées par leur éloignement de la partie continentale de l'Union européenne, souvent doublé de leur insularité. Ces deux facteurs occasionnent une augmentation du coût des importations et influent sur la compétitivité de leurs exportations.
Leur climat, tropical ou équatorial, favorise la croissance de la végétation, mais aussi celle d'organismes nuisibles nécessitant des modes de production et de lutte adaptés dans le cadre d'un développement durable.
Ces régions sont en décalage avec la métropole et la partie continentale de l'Union européenne notamment en termes de formation et d'organisation. Leurs productions agricoles et agroalimentaires sont spécifiques.

Ainsi, créé historiquement en 1984, l'ODEADOM est chargé d'œuvrer au développement durable de l'économie agricole :

  • des quatre départements d'outre-mer : Guadeloupe, Guyane, Martinique et Réunion ;
  • et de quatre collectivités d'outre-mer : Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon.

C'est un établissement public administratif (ÉPA), placé sous la tutelle de trois Ministères : Agriculture, Outre-mer,Budget.

Office aux compétences régionales et multisectorielles, l'ODEADOM intervient en faveur de l'ensemble des filières agricoles des régions françaises d'outre-mer (à l'exception des territoires ultramarins du Pacifique).
L'économie agricole de ces régions est caractérisée par l'existence de deux grandes cultures traditionnelles d'exportation : la canne à sucre et la banane. Il s'agit non seulement de les préserver, en raison du rôle vital qu'elles remplissent, mais aussi, en complément du soutien apporté par les organisations communes de marché de l'Union européenne, de les aider à améliorer leur compétitivité économique au sein de marchés de plus en plus ouverts à la concurrence.

Parallèlement, le développement des productions de diversification tant animales que végétales est destiné principalement à satisfaire les besoins du marché local, en constante croissance. Certains produits, à l’exemple des fleurs tropicales et des plantes aromatiques et médicinales trouvent également leurs débouchés sur les marchés extérieurs, essentiellement au sein de l’Union européenne, ou occupent  des marchés de niche à l’export à haute valeur ajoutée comme l’ananas Victoria et le litchi ou constituent des productions de contre-saison comme le melon.

Lieu d'échange et de réflexion sur les filières agricoles et agroalimentaires, l'ODEADOM a pour mission de favoriser la concertation entre les professionnels et l'administration. Il offre un lieu de discussion permettant de confronter les expériences des acteurs du monde agricole ultramarin au niveau régional, et d'adapter les soutiens nationaux et communautaires aux contextes technique, commercial et économique des producteurs locaux.

Un siège montreuillois

Une équipe de 39 personnes, conduite par son Directeur : Paul LUU, Ingénieur en Chef du GREF.
Des services organisés autour des filières techniques: banane, canne-sucre-rhum, diversification végétale (fruits et légumes, horticulture, plantes aromatiques, à parfum, médicinales et stimulantes), diversification animale (élevage et aquaculture continetale) et régime spécifique d'approvisionnement.
Des services communs (informatique, communication et promotion, étude et évaluation, paiement et contrôle).

Un budget de fonctionnement d'environ 4 M€.

Des relais locaux

Les directeurs de l’agriculture et de la forêt (DAF) sont les correspondants de l’Office dans chacun des DOM et pour les collectivités d’outre-mer.
Les Commissions départementales d’orientation agricole (CDOA), composées notamment de responsables socio-professionnels, d’élus et de représentants de divers organismes financiers et agricoles, sont chargées de formuler des avis sur les projets de développement proposés au financement de l’Office. Elles sont présidées par les préfets, représentés par les directeurs de l’agriculture et de la forêt.

Un comité technique

Cette instance, composée de représentants de la profession et de l’administration, a un rôle de concertation, de réflexion et de consultation pour les quatre sections la composant :

  • Grandes cultures traditionnelles d’exportation - banane ;
  • Grandes cultures traditionnelles d’exportation - canne ;
  • Productions de diversification végétales ;
  • Productions de diversification animales.